Faux captcha : quand la case « Je ne suis pas un robot » devient un piège pour les internautes

Vous avez sûrement déjà coché la case « Je ne suis pas un robot » en naviguant sur internet. Si cette vérification semble anodine, elle peut parfois cacher une tentative d’escroquerie. Des cybercriminels utilisent désormais de faux captchas pour tromper les utilisateurs et installer des logiciels malveillants sur leurs appareils.

Le captcha, contraction de « Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart », est un outil de sécurité utilisé par de nombreux sites web. Son objectif est simple : distinguer un utilisateur humain d’un programme automatisé, souvent utilisé par des cybercriminels pour mener des attaques. Il peut prendre la forme d’un puzzle, d’une sélection d’images ou encore d’une retranscription de textes.

Mais ce système de protection est souvent détourné par des escrocs. Leur méthode consiste à créer de fausses pages de captcha qui imitent parfaitement les interfaces légitimes afin de gagner la confiance des internautes.

Une manipulation qui peut coûter cher

Dans une arnaque au faux captcha, la page semble d’abord normale. Pourtant, après avoir coché la fameuse case, l’utilisateur peut être confronté à des demandes inhabituelles. Le site peut notamment lui demander d’utiliser le raccourci Windows + R, qui ouvre l’outil d’exécution de commandes sur un ordinateur.

Ensuite, il est invité à copier un code informatique grâce à la combinaison Ctrl + V, puis à appuyer sur la touche Entrée. Une action qui paraît rapide et sans conséquence, mais qui peut permettre l’installation de programmes malveillants.

Ces logiciels peuvent ensuite espionner l’activité de la victime, récupérer des informations personnelles, accéder à des données sensibles ou encore compromettre des informations financières.

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Comment reconnaître un faux captcha ?

Les vrais captchas se limitent généralement à une simple vérification d’identité. En revanche, un faux captcha peut demander des actions supplémentaires et inhabituelles : télécharger un fichier, exécuter une commande, installer un programme ou encore coller du texte dans un terminal.

Il est également important de vérifier l’adresse du site. Si le lien vers lequel le captcha redirige semble différent du site que vous souhaitiez consulter au départ, cela peut être un signe d’alerte.

Les bons réflexes à adopter

Face à un captcha suspect, mieux vaut rester vigilant. Ne téléchargez aucun fichier demandé par une page de vérification, ne copiez jamais de commandes inconnues dans votre ordinateur et évitez d’exécuter des instructions provenant d’un site dont vous doutez de la fiabilité.

Derrière une simple case « Je ne suis pas un robot » peut parfois se cacher une véritable tentative de piratage. La prudence reste donc le meilleur moyen de ne pas tomber dans le piège.

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