À 23 ans, un étudiant français développe un planeur solaire pour une aviation plus propre

À 23 ans, un étudiant français conçoit un planeur solaire pour décarboner l'aviation

À seulement 23 ans, Hugo Peyrot, étudiant à l’IPSA (Institut Polytechnique des Sciences Avancées) et originaire d’Amiens, porte un projet ambitieux : concevoir ce qui pourrait devenir le premier planeur solaire entièrement développé par des étudiants. Baptisé IPS’OLAIRE, ce démonstrateur vise à prouver qu’une aviation plus sobre est possible grâce à l’électricité et à l’énergie solaire.

Le projet consiste à transformer un planeur ASK-8b de 1959 en un appareil équipé d’un moteur électrique de 25 kW et de panneaux solaires embarqués. L’objectif n’est pas de battre des records de vitesse, mais de démontrer qu’il est possible de voler en réduisant fortement l’empreinte carbone de l’aviation légère.

Un laboratoire grandeur nature pour l’aviation de demain

Selon l’équipe, le planeur fonctionnera grâce à une combinaison de batteries et de panneaux photovoltaïques. Les cellules solaires alimenteront les systèmes de bord et contribueront à prolonger l’autonomie, tandis qu’une station de recharge solaire au sol permettra de recharger l’appareil sans recourir au réseau électrique.

Le prototype devrait disposer d’environ une heure de vol en propulsion électrique, avant de poursuivre son trajet en exploitant les qualités naturelles de vol plané. Cette approche permet de limiter la consommation d’énergie tout en validant des solutions qui pourraient inspirer les futurs avions électriques.

Une nouvelle génération d’ingénieurs mise sur l’aviation décarbonée

Au-delà du prototype, IPS’OLAIRE illustre une tendance de fond : de plus en plus d’écoles d’ingénieurs investissent dans les technologies aéronautiques bas carbone.

L’association réunit près de 70 étudiants et s’appuie sur des partenaires académiques, industriels et associatifs pour développer ce projet. Le premier vol est attendu au cours de 2026, avec l’ambition de démontrer la faisabilité d’une aviation légère plus durable.

Si l’aviation commerciale long-courrier reste confrontée à d’importants défis de décarbonation, les appareils légers constituent aujourd’hui un terrain d’expérimentation privilégié. Les projets étudiants comme IPS’OLAIRE permettent de tester de nouvelles technologies, de former les ingénieurs de demain et d’accélérer l’innovation dans un secteur appelé à se transformer profondément.

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