À moins de deux mois de la fin du support de Windows 10, la transition vers Windows 11 s’annonce compliquée pour une partie des utilisateurs. En cause : les exigences techniques imposées par Microsoft, qui excluent de nombreux ordinateurs pourtant encore performants.
Pour installer Windows 11, il faut au minimum un processeur Intel de 8ᵉ génération, un AMD Ryzen 2000 (Zen+) ou un Snapdragon 850. L’appareil doit également être compatible avec le démarrage UEFI et disposer du module de sécurité TPM 2.0. Résultat : une large gamme de PC sortis avant 2018 ne répondent pas à ces conditions.
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Les modèles touchés
Parmi les ordinateurs jugés incompatibles, on retrouve des références pourtant encore largement utilisées :
- Dell Inspiron, XPS ou Latitude équipés de processeurs Intel de 6ᵉ ou 7ᵉ génération.
- HP Pavilion et ProBook sortis entre 2016 et 2017.
- Lenovo ThinkPad série T470/T570 avec processeurs Intel de 7ᵉ génération.
- Acer Aspire et Swift datant de 2016-2017.
- Asus VivoBook et ZenBook basés sur Intel 7ᵉ génération.
- Microsoft Surface Book 2 (Core i7-7ᵉ gen) et Surface Studio 2 (Core i7-7820HQ), officiellement déclarés incompatibles malgré leur puissance.
Cette liste illustre une réalité : des millions de PC encore fonctionnels ne pourront pas évoluer vers Windows 11 par les voies officielles.
Des contournements possibles, mais risqués
Certains utilisateurs parviennent à installer Windows 11 sur ces machines grâce à des méthodes non officielles, comme la modification du registre ou l’utilisation d’outils tiers (Rufus, Flyoobe). Mais Microsoft avertit que ces installations « forcées » ne garantissent pas la stabilité du système ni la réception régulière des mises à jour de sécurité.
Un casse-tête pour les entreprises
La situation est encore plus préoccupante dans le monde professionnel. Une étude récente révèle que plus de 60 % des appareils en entreprise nécessitent une mise à niveau ou un remplacement pour passer à Windows 11. Cela représente un coût considérable, en particulier pour les grandes organisations dont le parc informatique repose sur des modèles comme les Dell OptiPlex, HP EliteDesk ou Lenovo ThinkCentre équipés de processeurs antérieurs à 2018.
Obsolescence ou sécurité ?
Pour Microsoft, ces exigences sont justifiées par la sécurité. Mais pour beaucoup d’utilisateurs, elles s’apparentent à une obsolescence programmée qui pousse au renouvellement forcé des appareils. À l’heure où Windows 10 s’apprête à tirer sa révérence le 14 octobre 2025, le débat est plus vif que jamais.







