“Cette plateforme expose en toutes circonstances nos enfants, nos jeunes, à des contenus toxiques, dangereux, addictifs.” déclare Arthur Delaporte, président socialiste de la commission parlementaire. En effet, la commission parlementaire française a publié son rapport adopté à l’unanimité ce jeudi 11 septembre après 06 mois d’enquête. Dedans, Tiktok est accusé d’exposer volontairement les mineurs à des contenus risqués, dangereux.
Après 90 heures passées à auditionner 180 personnes, le verdict de la commission d’enquête est sans appel: les réseaux sociaux sont dangereux pour les jeunes et Tiktok est particulièrement indexé. Selon la rapporteur, Laura Miller, l’algorithme de Tiktok favorise la diffusion d’idéologie politiques négatives et contraires aux droits humains et ces contenus sont viraux affectant la psychologie des plus jeunes.
Un rapport alarmant sur les dangers de Tiktok
Les députés estiment qu’il y a une relation réciproque entre un trop grand usage des réseaux sociaux et une l’état de dépression de la plupart des jeunes. Selon les rapporteurs, ces plateformes, particulièrement Tiktok, exploitent les vulnérabilités psychologiques des mineurs comme la dépendance, le manque de sommeil et la sédentarité.
Déjà 11 familles françaises ont convoqué Tiktok en justice pour avoir recommandé des vidéos qui incitent au suicide, à l’automutilation ou encore aux troubles alimentaires à leurs enfants.
Des responsables méprisants
Les responsables de la plateforme convoqués le 12 juin sont restés évasifs face aux questions. Ils ont toutefois fini par admettre à contre-coeur “ un trou dans le système de modération”.
Le président de la commission dénonce une forme de mépris de l’entreprise face à la sécurité des mineurs et aux préoccupations. Les auditions de Alex Hitchens, AD Laurent et certains autres personnes ont confirmé la dangerosité de certains créateurs de contenus. Alex Hitchens a d’ailleurs quitté la commission en faisant part de son agacement face aux questions du président.
Des solutions pour limiter l’impact des réseaux sociaux
Cet état des choses est plus que ce à quoi s’attendait la commission en commençant son enquête. Toutefois, les députés jugent qu’il serait “inefficace” et “fragile” juridiquement d’interdire Tiktok. Selon eux, il faudrait mieux interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans et instaurer un couvre-feu numérique de 22 heures à 08 heures pour les 15 – 18 ans.
Les députés souhaitent également que les contenus recommandés soient divers avec la possibilité de paramétrer ces algorithmes.







