Le président Donald Trump a annoncé une nouvelle condition aux étranger désirant travailler aux Etats Unis : une taxe de 100.000 dollars par an sur les nouvelles demandes de visa de travail H-1B, visas essentiels dans l’industrie technologique. Une mesure qui est entrée en vigueur depuis dimanche dernier.
Les H-1B sont en effet des visas qui permettent aux entreprises américaines de recruter temporairement des talents qualifiés venus de l’étranger, notamment des ingénieurs, informaticiens et chercheurs. Ce visa est initialement valable trois ans et renouvelable une fois. Mais il ne sera désormais accessible qu’aux entreprises prêtes à assumer ces nouveaux coûts. Les renouvellements et détenteurs actuels de visas ne sont pas concernés.
Pourquoi augmenter le prix des visas ?
Donald Trump, fidèle à sa ligne « America First », affirme vouloir favoriser l’emploi local, car les données officielles confirment la dépendance du secteur technologique aux travailleurs étrangers, notamment en provenance d’Inde. Environ 75 % des visas H-1B sont attribués à des ressortissants indiens qui sont souvent employés dans les grandes firmes tech.

Les demandes de visa H-1B ont fortement augmenté ces dernières années, avec un record d’approbations atteint en 2022 sous Joe Biden, alors qu’en 2018 sous Trump, le taux de refus avait culminé. Aujourd’hui, plus de 65 % des bénéficiaires de H-1B travaillent dans l’informatique.
Selon le ministre du Commerce Howard Lutnick, l’objectif de cette décision est que les grandes entreprises « cessent de former des travailleurs étrangers ». Les géants comme Amazon, Google et Microsoft ont d’ailleurs conseillé à leurs salariés étrangers de rentrer aux États-Unis avant l’entrée en vigueur de la mesure, redoutant des complications à la frontière.
Au cours des six derniers mois de l’année, Amazon et sa division d’informatique dématérialisée Amazon Web Service ont déjà vu plus de 12 000 visas H-1B être approuvés. Microsoft et Méta Platforms ont quant à eux obtenu 5 000 visas à leurs employés étrangers.
Avec ce décret, les entreprises technologiques verront leurs dépenses augmentées de plusieurs millions de dollars, ce qui pourrait bien affecter surtout les petites entreprises.
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