La scène politique internationale a été bouleversé le 11 septembre 2025 quand l’Albanie a nommé Dialla, une intelligence artificielle, au rang de ministre des marchés publics.
Officiellement conçue pour garantir une impartialité absolue et éradiquer la corruption endémique, cette nomination a marqué un tournant historique : jamais un pays n’avait confié à une machine un rôle exécutif aussi stratégique et visible au sein du gouvernement.
Qui est-elle?
Entièrement générée par l’IA et développée par l’Agence nationale pour la société de l’information d’Albanie (AKSHI), Dialla servait comme assistante virtuelle sur le site des services publics albanais depuis janvier. Selon les chiffres officiels, elle a aidé à l’émission de 36 600 documents numériques et fourni près d’un millier de services.
Cette ministre virtuelle est responsable de toutes les décisions relatives aux appels d’offres des marchés publics. L’objectif de cette nomination est stratégique: il permettra de rendre les appels d’offres « exempts de corruption à 100 % », a expliqué le premier ministre. « La procédure d’appel d’offres sera ainsi parfaitement transparente », a-t-il assuré.
Quelle est sa mission?
Sa mission est d’analyser les dossiers, d’appliquer des décisions objectives et de rendre compte de chaque étape, afin de rendre la chaîne de décision complètement transparente. Mais surtout, de garder une trace de la procédure.
Cependant, même si cette nomination va permettre à l’Albanie de lutter contre la corruption et de réaliser son rêve d’adhésion à l’Union Européenne d’ici 2030, tout le monde, et surtout l’opposition, n’adhère pas à l’idée.
La colère de l’opposition
La nomination de Dialla a suscité la colère de l’opposition. Néanmoins elle a été acceptée dans le gouvernement du premier ministre Edi Rama.
« Le but n’est que d’attirer l’attention », a fustigé l’ancien premier ministre et chef de l’opposition, Sali Berisha, lui-même accusé de corruption. « Qui va contrôler Diella ? Elle est anticonstitutionnelle et le Parti démocratique va saisir la Cour constitutionnelle », a-t-il ajouté.
Les détails sur la régulation de Dialla, sur ses responsabilités en cas d’erreur ou de défaillances n’ont pas été donnés et cela suscite beaucoup de questions car l’IA fonctionne par consignes humaines.
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Bientôt des assistants virtuels pour les députés
Dans cette atmosphère de tension et de méfiance, vient s’ajouter une nouvelle des moins rassurantes. La ministre attendrait des enfants, 83 pour être plus précis. L’annonce a été faite au Berlin Global Dialogue, une conférence annuelle dans la capitale allemande, par le premier ministre Edi Rama.
Chaque enfant « assistera les députés lors des sessions parlementaires, tiendra un registre de tout ce qui se passe, les informera et leur suggéra des solutions », a-t-il précisé.
D’après lui, les « enfants » de Diella seront même utiles aux députés n’ayant pas assisté à une séance parlementaire. « Quand vous irez prendre un café (…) et que vous oublierez de revenir au travail, ces enfants vous raconteront ce qui a été dit en votre absence », a-t-il déclaré.







