Alors que l’économie numérique africaine entre dans une phase de structuration, certains événements deviennent des indicateurs de maturité du marché. C’est le cas des ADICOM Days, dont la 10e édition se tiendra les 16 et 17 avril 2026 à Abidjan.
Ce rendez-vous, initialement centré sur les influenceurs et la communication digitale, s’est progressivement transformé en une plateforme plus large, à l’intersection du contenu, du marketing et du business numérique en Afrique.
D’un événement communautaire à une plateforme économique
À ses débuts, les ADICOM Days rassemblaient principalement des créateurs de contenu et des professionnels du digital. Dix ans plus tard, le profil des participants a évolué.
L’événement attire désormais :
des marques internationales
des plateformes numériques
des agences marketing
des entrepreneurs
des profils intéressés par l’économie du contenu
Des entreprises comme Spotify, Visa ou Canal+ illustrent cette évolution. Leur présence traduit un intérêt croissant pour les usages numériques africains et les dynamiques locales de création et de diffusion de contenu.
Le contenu comme infrastructure économique
Ce que révèle cette 10e édition, c’est surtout un changement de perception : le contenu n’est plus seulement un outil de visibilité, mais une véritable infrastructure économique.
Aujourd’hui, plusieurs chaînes de valeur se structurent autour de la création de contenu :
production
distribution
monétisation
partenariats commerciaux
développement de marques personnelles
Les ADICOM Days servent de point de rencontre pour ces différents maillons, en mettant en relation créateurs, entreprises et décideurs.
Les conférences et masterclass proposées permettent d’aborder des sujets de fond : stratégies d’audience, modèles de revenus, positionnement de marque ou encore collaboration entre créateurs et entreprises.
Un marché en croissance, encore en structuration
L’Afrique représente aujourd’hui l’un des marchés numériques à la croissance la plus rapide, portée par l’augmentation du nombre d’utilisateurs de smartphones et l’expansion des réseaux sociaux.
Mais malgré cette croissance, l’écosystème reste encore en construction.
Les défis persistent :
structuration des revenus pour les créateurs
accès aux opportunités pour les talents locaux
alignement entre marques et audiences
professionnalisation des pratiques
Dans ce contexte, les ADICOM Days jouent un rôle de catalyseur en facilitant les échanges, en diffusant des pratiques et en créant des connexions entre les acteurs.
Abidjan comme point d’ancrage stratégique
Le choix d’Abidjan pour accueillir l’événement s’inscrit dans une dynamique plus large.
La ville s’impose progressivement comme l’un des hubs numériques les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest, avec un écosystème entrepreneurial en croissance et une forte présence de marques et d’agences.
En accueillant un événement de cette envergure, Abidjan renforce sa position comme point de rencontre du digital francophone africain.
Un signal pour les marques et les investisseurs
Pour les entreprises internationales, les ADICOM Days offrent une lecture directe des usages et des tendances locales.
Ils permettent d’identifier :
les formats de contenu qui fonctionnent
les profils influents
les dynamiques d’audience
les opportunités de collaboration
Dans un environnement où la compréhension des marchés locaux est essentielle, ces événements deviennent des points d’entrée stratégiques.
Une nouvelle phase pour le digital africain
La 10e édition des ADICOM Days intervient à un moment charnière.
Le digital africain sort progressivement d’une phase d’expérimentation pour entrer dans une logique plus structurée, avec :
des modèles économiques
des stratégies définies
des acteurs spécialisés
des opportunités d’investissement
Dans cette transition, les plateformes comme les ADICOM Days jouent un rôle clé en reliant les différents acteurs et en accélérant la maturation de l’écosystème.







