Éric Zemmour veut faire de la robotique et de l’intelligence artificielle un levier de sa politique migratoire et aspireremplacer des travailleurs immigrés par des robots dotés d’IA

Éric Zemmour défend le recours aux robots et à l’intelligence artificielle pour remplacer une partie des travailleurs immigrés dans plusieurs secteurs.

Lors de la rentrée de son parti Reconquête, le 13 septembre 2026 à Port-Marly, il a défendu l’idée d’utiliser des robots pour remplacer une partie de la main-d’œuvre immigrée dans plusieurs secteurs.

Le responsable politique présente l’IA et la robotique comme une réponse à ce qu’il considère comme une dépendance de certains secteurs français au travail immigré. Dans son discours, il a notamment évoqué les chauffeurs de taxi, les livreurs, les maçons, les maraîchers et les employés des Ehpad.

« Des robots à la place des immigrés »

Le sujet a été repris quelques jours plus tard lors de son passage sur BFMTV. Interrogé directement sur l’idée de remplacer des travailleurs immigrés par des robots, Éric Zemmour a répondu : « Exactement, des robots à la place des immigrés. »

Il estime notamment que des robots équipés d’IA pourraient effectuer certaines tâches physiques et répétitives dans les établissements accueillant des personnes âgées. Il distingue toutefois ces tâches des dimensions humaines du soin, expliquant qu’une machine pourrait déplacer un résident ou transporter un repas, mais pas tenir une main ou rassurer une personne.

Cette idée n’est pas entièrement nouvelle dans son discours. En 2025, Zemmour évoquait déjà le recours à la robotique pour effectuer « beaucoup de travaux dévolus aux immigrés ». Il cite régulièrement le Japon comme exemple d’un pays misant sur la robotique pour répondre à ses difficultés démographiques et limiter le recours à l’immigration de travail.

Une technologie encore loin de remplacer massivement les travailleurs

La faisabilité technologique constitue toutefois une autre question. Les robots humanoïdes progressent rapidement, mais leur capacité à réaliser de manière autonome des tâches complexes dans des environnements réels reste limitée. Dans les Ehpad notamment, les métiers du soin reposent sur des interactions humaines, des gestes précis et une capacité à réagir à des situations imprévues.

La proposition de Zemmour associe donc deux débats qui évoluent parallèlement : celui du développement de la robotique et celui de la politique migratoire française. Pour l’instant, il s’agit d’une orientation politique défendue par le président de Reconquête, et non d’une politique publique permettant déjà de remplacer les travailleurs concernés par des robots.

Défiler vers le haut