L’Union européenne impose à Google d’ouvrir le système Android aux intelligences artificielles concurrentes et de partager ses données de recherche

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Les autorités de régulation de l’Union européenne franchissent une nouvelle étape dans l’encadrement des pratiques anticoncurrentielles des grandes entreprises du secteur numérique. Visé par les dispositions strictes du Digital Markets Act (DMA), le groupe américain Alphabet, maison mère de Google, fait face à de nouvelles obligations majeures concernant son écosystème mobile. Cette intervention des instances européennes, initiée après de longues enquêtes sur les abus de position dominante, vise à instaurer un environnement commercial plus équitable pour les entreprises technologiques locales et internationales.

Une application stricte du Digital Markets Act pour transformer l’écosystème mobile

Pour contraindre le géant américain, l’Union européenne s’appuie juridiquement sur le règlement sur les marchés numériques (DMA), entré pleinement en vigueur pour les contrôleurs d’accès. C’est par ce mécanisme légal que la Commission européenne impose ces changements structurels sous peine de sanctions financières massives pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise. L’application de ces règles oblige concrètement Google à revoir en profondeur l’architecture logicielle de son système d’exploitation Android sur le territoire européen dès les prochaines mises à jour obligatoires.

L’obligation d’intégrer des assistants virtuels tiers au cœur du système d’exploitation

Cette réglementation interdit désormais à Google de privilégier exclusivement sa propre intelligence artificielle ou son moteur de recherche au détriment des alternatives du marché. La raison de cette exigence est de redonner le contrôle aux utilisateurs et de permettre aux jeunes entreprises européennes de se faire une place sans être bloquées par le système d’exploitation par défaut. Les smartphones Android devront ainsi proposer des écrans de choix clairs dès la configuration de l’appareil, permettant d’installer et d’activer par défaut des intelligences artificielles génératives et des assistants concurrents.

Le partage obligatoire des données de recherche pour soutenir les moteurs alternatifs

Au-delà de l’accès à Android, la décision européenne impose une ouverture inédite des bases de données de l’entreprise afin de briser le monopole technologique lié à la collecte de données. Pour permettre aux modèles d’intelligence artificielle rivaux de s’entraîner efficacement, le leader du web doit partager une partie de ses volumes de données de requêtes anonymisées. Cette mise à disposition obligatoire vise à compenser l’immense avantage concurrentiel accumulé par la firme californienne grâce à ses milliards de requêtes quotidiennes, offrant ainsi aux solutions alternatives une chance réelle de rivaliser sur le plan de la pertinence.

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