Open Startup lance un fonds de 3 millions de dollars pour financer les startups africaines en santé, climat et intelligence artificielle

Open Startup lance un fonds de 3 millions de dollars pour les startups africaines en IA, santé et climat

L’accélérateur tunisien Open Startup franchit une nouvelle étape dans son développement. L’organisation a annoncé le lancement d’Openers First, son premier véhicule d’investissement (SPV), avec l’objectif de lever 3 millions de dollars afin de financer des startups africaines en phase de démarrage dans des secteurs stratégiques comme la santé, le climat, l’intelligence artificielle, l’agritech, les énergies propres, la blue tech et l’insurtech.

Le fonds proposera des investissements sous forme de SAFE notes en monnaie locale, compris entre 20 000 et 50 000 dollars, afin d’aider les jeunes entreprises à franchir l’étape cruciale de la preuve de concept (Proof of Concept).

Miser sur la recherche africaine pour créer les innovations de demain

Selon Houda Ghozzi, fondatrice d’Open Startup, de nombreuses innovations développées dans les laboratoires et centres de recherche africains peinent à atteindre le marché faute de financements précoces.

L’ambition est de soutenir des technologies conçues en Afrique pour répondre aux défis du continent, plutôt que de dépendre exclusivement de solutions importées.

« Les solutions développées dans nos laboratoires pourraient transformer l’accès à la santé et à de nombreux services si elles bénéficiaient d’un financement suffisamment tôt », explique Houda Ghozzi.

Un soutien international pour accélérer l’innovation

Le projet bénéficie déjà de l’appui de AfricaGrow, via sa facilité d’assistance technique financée par la banque publique allemande KfW. Open Startup poursuit également des discussions avec d’autres institutions de développement et fondations afin d’atteindre son objectif de levée de fonds.

L’accélérateur souhaite démontrer que les startups deeptech africaines peuvent non seulement produire des innovations de rupture, mais aussi créer des emplois hautement qualifiés et retenir les talents scientifiques sur le continent.

Parmi les entreprises déjà accompagnées figure Reme-D, une startup égyptienne spécialisée dans les outils de diagnostic médical et vétérinaire. Après son passage chez Open Startup, l’entreprise est passée d’une dizaine de collaborateurs à 47 scientifiques, dont plus de la moitié sont des femmes, avant de lever 500 000 dollars auprès du Global Innovation Fund. Le portefeuille de l’accélérateur comprend également Fluorobiotech, une entreprise sud-africaine spécialisée dans les vaccins.

Au moment où plusieurs écosystèmes africains cherchent à renforcer leurs capacités d’innovation, cette initiative met en lumière un enjeu majeur : financer davantage la recherche appliquée et les technologies de rupture développées localement. Pour Open Startup, l’investissement dans la deeptech pourrait devenir un moteur de croissance économique, d’industrialisation et de souveraineté technologique pour le continent.

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