Le recrutement africain entre dans une nouvelle phase.
Fondée par Chris Koehler, EdoMatch s’impose progressivement comme l’une des startups RH les plus ambitieuses du Togo et d’Afrique de l’Ouest, avec une promesse claire : utiliser l’intelligence artificielle pour rendre l’embauche plus rapide, plus précise, mais surtout plus humaine.
Lancée en 2024 et basée à Lomé, la plateforme combine algorithmes de matching, profils enrichis, contenus vidéo, automatisation RH et outils de gestion des candidatures pour connecter plus efficacement entreprises et chercheurs d’emploi. Contrairement à de nombreuses plateformes classiques centrées uniquement sur le CV, EdoMatch mise sur une approche plus complète, intégrant compétences, aspirations, personnalité et adéquation culturelle.
Son modèle repose sur une idée simple : dans des marchés de l’emploi souvent marqués par l’informalité, les biais de sélection ou la lenteur administrative, la technologie peut fluidifier les processus sans effacer la dimension humaine. Concrètement, EdoMatch propose :
- matching intelligent entre candidats et recruteurs,
- gestion digitalisée des candidatures,
- coach carrière via WhatsApp,
- analyse de CV,
- présentation vidéo des talents,
- et solutions RH pour les entreprises.
L’ambition dépasse largement le Togo. La startup opère déjà ou cible plusieurs marchés africains, notamment le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Bénin et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, avec une vision panafricaine du recrutement numérique. Cette expansion intervient dans un contexte stratégique.
L’Afrique connaît une croissance démographique rapide, une jeunesse massive et une demande croissante en solutions de recrutement plus efficaces, alors même que de nombreuses entreprises peinent encore à identifier les bons profils rapidement. EdoMatch cherche donc à se positionner à l’intersection de plusieurs marchés : HR Tech, emploi numérique, formation professionnelle, et transformation digitale africaine.
Le choix de remettre “l’humain” au cœur du recrutement n’est pas anodin. Alors que l’IA suscite souvent des craintes de déshumanisation, EdoMatch adopte un positionnement inverse : automatiser certaines lourdeurs pour mieux valoriser les talents réels. Cette approche pourrait séduire un marché africain où les compétences sont nombreuses, mais où leur visibilité reste parfois limitée par les structures traditionnelles.


