« Cela doit changer » : des chercheurs britanniques alertent sur les risques d’une exposition aux écrans avant 2 ans

Des chercheurs britanniques alertent sur les risques des écrans pour les enfants de moins de 2 ans

Les écrans font désormais partie du quotidien des familles. Smartphones, tablettes ou téléviseurs sont souvent présents dès les premiers mois de vie des enfants. Mais pour un groupe de chercheurs britanniques, cette banalisation pourrait avoir des conséquences durables sur leur développement.

Dans un rapport commandé par la Fondation 1001 Critical Days, les spécialistes recommandent qu’aucun enfant de moins de deux ans ne soit exposé aux écrans. Ils estiment que les premières années de vie sont déterminantes pour le développement du cerveau et que le temps passé devant un écran ne remplace pas les interactions essentielles avec les parents ou l’environnement.

Les chercheurs s’inquiètent notamment des effets possibles sur le langage, l’attention, le sommeil et le développement social. Si toutes les conséquences à long terme ne sont pas encore établies avec certitude, ils jugent que les données scientifiques disponibles sont suffisantes pour appeler à une évolution des pratiques.

« Cela doit changer », résument les auteurs du rapport, qui demandent aux pouvoirs publics de mieux accompagner les parents face à un environnement numérique devenu omniprésent.

Au Royaume-Uni, ces travaux s’inscrivent dans une politique plus large autour de la protection des enfants face aux usages numériques. Le gouvernement recommande désormais zéro écran avant l’âge de deux ans, puis une utilisation limitée, encadrée par un adulte et évitant notamment les repas et les périodes précédant le coucher.

Les chercheurs insistent toutefois sur un point : il ne s’agit pas de culpabiliser les familles, mais de mieux informer sur les effets potentiels d’une exposition précoce. Dans un contexte où les écrans sont présents dans presque tous les foyers, ils estiment que les parents ont besoin de repères clairs pour accompagner leurs enfants.

Le débat reste ouvert, mais une tendance se dessine dans plusieurs pays : les premières années de vie sont de plus en plus considérées comme une période où les interactions humaines, le jeu et l’exploration du monde réel doivent rester prioritaires face aux écrans.

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