Le Burkina Faso réorganise les horaires de travail et crée une Académie technologique pour former une nouvelle génération d’experts

Le Burkina Faso crée une Académie technologique pour former une élite scientifique

Le gouvernement burkinabè poursuit sa stratégie de transformation de l’administration et de renforcement des compétences technologiques. Réuni en Conseil des ministres le 2 juillet, l’exécutif a adopté plusieurs réformes majeures, parmi lesquelles une réorganisation des horaires de travail dans les administrations et la création de l’Académie technologique du Faso, une institution d’élite directement rattachée à la Présidence.

Ces décisions s’inscrivent dans une volonté d’accélérer l’industrialisation du pays tout en adaptant les compétences nationales aux besoins des secteurs technologiques et industriels.

Une académie pour former les experts de demain

Présentée comme une institution stratégique, l’Académie technologique du Faso aura pour mission de former une élite scientifique et technique dans des domaines à forte valeur ajoutée.

Les premières promotions seront notamment formées dans des filières telles que la cybersécurité, l’aéronautique, le nucléaire, la métallurgie ou encore les métiers miniers. Selon le gouvernement, l’objectif est de développer des profils capables de concevoir, fabriquer et accompagner les projets industriels du pays, en combinant connaissances théoriques et savoir-faire pratique. Le chantier de l’établissement, lancé en décembre 2025, est en voie d’achèvement.

De nouveaux horaires pour les administrations

Le Conseil des ministres a également adopté deux décrets relatifs à l’organisation du travail.

Le premier clarifie les horaires de l’administration publique, sans modifier leur durée. Le second précise les conditions d’application de la journée de travail continu, qui pourra désormais concerner aussi bien le secteur public que le secteur privé lors de certaines situations spécifiques. Dans ce cadre, les horaires seront fixés de 7 h 30 à 14 h. Selon le gouvernement, cette réforme vise à lever les ambiguïtés des textes précédents et à améliorer l’organisation du travail.

Au-delà de ces mesures, la création de l’Académie technologique traduit une ambition plus large : faire du développement des compétences scientifiques et technologiques un levier de souveraineté et d’industrialisation. Dans un contexte où plusieurs pays africains investissent davantage dans la formation aux métiers du numérique et de l’ingénierie, le Burkina Faso mise à son tour sur un établissement spécialisé pour préparer les talents appelés à accompagner sa transformation économique.

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